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Rédigé par le 19 avr 2011 dans Economie | 4 commentaires

Nos Retraites – les vérités qui dérangent !

Nos Retraites – les vérités qui dérangent !

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La problématique des retraites n’est pas nouvelle, et de nombreux articles sont publiés chaque semaine. Généralement, il est difficile de s’y retrouver entre les différents régimes, leurs particularités et le « match » quasi permanent entre privé et public, qui n’arrange pas les choses.

La situation, elle, est catastrophique et il faut bien comprendre que la retraite n’est pas un droit fondamental, mais juste un système mécanique ! Tout le monde sait depuis 30 ans que notre système de retraite est voué à l’échec, mais personne n’ose le dire et on voit au fil de l’eau apparaître des « réformettes » qui, le plus souvent, n’ont qu’un impact très limité.

C’est en faisant un calcul très simple, que tout élève de maternelle pourrait accomplir en 2 minutes, que l’on peut s’apercevoir que la situation était devenue très « tendue » :

« NOUS AURONS DES RETRAITES TRES FAIBLES ! »

Et en creusant le sujet, le problème ne s’arrête pas là, car en poursuivant le calcul, nous pourrons rajouter :

« NOUS DEVRONS PAYER LA RETRAITE DE NOS AINES ! »

Bref, la prise de conscience est relativement violente, nous devrons cotiser toujours plus pour avoir toujours moins en terme de retraites. Il fallait donc trouver une solution. « La » solution devient de plus en plus claire :

« IL EST IMPORTANT DE PRÉPARER SA RETRAITE SOI-MÊME ! »

En d’autres termes, ne pas compter sur les points qui perdent de la valeur chaque jour, mais bien préparer sa propre retraite.

La situation actuelle et avant même les réformes nécessaires à venir, voici ce que toucheront (en % du dernier salaire) les différentes catégories au moment du départ à la retraite :

* Salarié du secteur public : 75% * Salarié du secteur privé :    65% * Cadre moyen :  50% * Cadre supérieur : 40% * Artisan commerçant : 35% * Professions libérales : 25%

Plusieurs explications à ces chiffres, le secteur public s’en sort plutôt bien, mais attention, les primes, n’entrent pas dans la calcul, et elles peuvent être importantes. En ce qui concerne les artisans et professions libérales, il faut également préciser que les cotisations sont beaucoup plus faibles en % que pour les salariés.

Juste un peu d’histoire pour comprendre ce qu’est devenue la retraite :

Rappelons qu’à l’origine, les premiers systèmes de retraite ont été créés pour les marins sous Louis XIV. La première caisse de retraite est créée en 1768, et le système évolue au fur et à mesure, pour les mineurs, les cheminots, les fonctionnaires. Après la Première Guerre mondiale, le système Bismarckien qui s’applique en Allemagne à cette époque est en vigueur en Alsace-Moselle, et a été entendu au reste du pays.

Entre 1910 et 1945, le système de retraite est un système par capitalisation et pose problème du fait de la dépréciation monétaire et de la politique inflationniste du gouvernement.

C’est en 1945, après la guerre, que notre système de retraite par répartition actuelle est mis en place. Il faut donc comprendre qu’avant cette époque, il n’y avait pas de système de retraite réellement et les enfants s’occupaient de leurs parents, ce qui est de moins en moins le cas actuellement.

« AVANT CE SYSTÈME, NOUS N’AVIONS QUE LA SOLIDARITÉ »

Revenons un instant sur notre système de retraite actuel :

Sans être trop technique, notre système de retraite est un régime de répartition à prestations définies plafonnées, et ce système repose sur la « solidarité » (solidarité obligatoire) entre cotisants et retraités.

« Prestations définies » signifie que le niveau de pension est garanti et que le risque n’est pas supporté par le cotisant, en opposition au régime de cotisations définies ou personne ne peut garantir le montant des retraites.

Dans ce système, les actifs cotisent pour les retraités selon la formule suivante :

COTISATIONS  =  PRESTATIONS DE RETRAITE

Taux de cotisation X Salaires moyens X Nbres actifs    =   Pension de retraite X Nbres de retraités

Problème, le nombre d’actifs diminue et le nombre de retraités augmente considérablement, c’est le phénomène bien connu du « PAPY-BOOM », la démographie ne se trompe jamais et la pyramide des âges s’inverse inexorablement comme le graphique le montre ci-dessous.

Le résultat est sans appel, le nombre de retraités en 2011 équivaut au nombre de cotisants qu’il y’avait en 1975, soit environ 13 millions. Le rapport démographique actuel (Nbre de cotisants / Nbre de retraités) est de 2, il devrait passer à 1.4 en 2034, soit dans à peine 20 ans.

A cette date, nous aurons un rapport démographique historiquement bas, soit de 3 actifs pour 2 retraités, sachant qu’une partie des actifs seront toujours au chômage et que l’autre partie touchera des salaires bien moindres en moyenne que les derniers salaires des retraités (fin de carrière oblige).

« NOUS AURONS UN PROBLÈME ÉVIDENT POUR PAYER LES RETRAITES. »

Aujourd’hui, il faut être bien conscient que le seul moyen de régler ce problème de retraite, ce sera de laisser courir l’inflation et laisser partir la hausse des salaires, mais malheureusement, les pensions de retraite ne devraient pas suivre le mouvement.

« L’ÉTAT ET L’EUROPE N’AURONT PAS LE CHOIX ET LAISSERONT REPARTIR L’INFLATION ! »

Dans ce contexte, avec moins de 3 actifs pour 2 retraités à l’horizon 2035, comment pourra-t-on financer les pensions de retraite, la réponse est simple, nous ne pourrons pas !!!

Précisons également que le fonctionnement du système est très couteux, car 25% des cotisations retraite servent à alimenter la machine, il ne reste plus que 75% (c’est-ce que l’on nomme le taux d’appel des cotisations).

Régime par point

Le système de retraite complémentaire par point pose également un autre problème, un point acquis pour un certain prix vaudra beaucoup moins au final s’il y a plus de pensions de retraite à payer.

Prenons l’exemple de l’AGIRC (retraite des cadres)

Le prix d’un point (Salaire Référence) en 2011 s’élève à 5.1354 euros, et la valeur d’un point est quant à elle de 0.4233 euro. En effet, le prix du point augmente plus vite que la valeur du point, résultat :

« NOUS COTISONS TOUJOURS PLUS POUR TOUJOURS MOINS DE RETRAITES »

Selon le COR (Comité d’Orientation des retraites), voici la situation :

CONSTATS DU COR

- Allongement de la durée de vie de 66 ans (1950) à 81 ans (2010)
- Augmentation du nombre de retraités de 9.5 millions (1996) à 16 millions (2010)
- Entrée tardive sur le marché du travail
- Durée de retraite de plus en plus longue
…(1970) femme 15 ans, homme 10 ans
…(2010) femme 20 ans, homme 16 ans – Crise économique

PRÉVISIONS DU COR

- Besoin de fonds de 72 à 115 milliards par an en 2050
- Déficit (2010) 32 milliards (2020) 45 milliards

PRÉCONISATIONS DU COR

Pour que le système tourne normalement comme actuellement il faudrait simultanément :
- Diminuer les pensions de 22 à 36%
- Augmenter les cotisations de 28 à 38%
- Augmenter l’âge de départ en retraite de 66 à 72 ans

Comme vous l’avez compris, il ne s’agit pas ici de politique, ni de clivage entre privé et public, ni même d’opposition entre les classes, mais il s’agit bien ici d’un problème démographique qui nous dépasse tous.

« LA RETRAITE N’EST PAS UN DROIT FONDAMENTAL ! »

Il s’agit d’un système de solidarité intergénérationnel qui permet de donner un revenu de SUBSISTANCE aux personnes n’ayant plus la capacité de travailler.

Pour terminer, il faut bien être conscient des points suivants :

- Nous ne travaillons pas assez en France en terme horaire, – Nous avons beaucoup trop de congés, – Nous entrons sur le marché du travail bien trop tard (pour les cadres), – Nous ne restons pas suffisamment longtemps sur le marché du travail, – Nous avons trop de chômage (formations peu adaptées ?) – Nos retraites actuelles sont bien plus que des REVENUS DE SUBSISTANCE, – Nous ne préparons pas assez notre retraite et préférons consommer, – Le nombre de retraités va exploser à l’horizon 2035, – En 2035, les retraites seront bien plus faibles, – Les retraites actuelles seront difficiles à financer, – Lorsque nous serons en retraite, nos aînés seront eux aussi encore là,

Solutions pour préparer sa retraite

Bien évidemment, il existe de nombreuses solutions pour préparer sa retraite, et ce blog a vocation à toutes les considérer. En revanche, ces solutions ne donnent pas toutes le même résultat, effet de levier ou non, placements risqués ou non, et d’une manière générale, si aujourd’hui vous ne placez pas au moins 10% de vos revenus dans un investissement à long terme (Madelin, immobilier, Assurance vie…), vous risquez d’avoir quelques déconvenues au moment de partir en retraite. Attention également à ne pas tout placer vos économies dans votre résidence principale, elle ne vous rapportera AUCUN revenu à la retraite.

Le graphique suivant est une vision simplifiée du cycle de vie d’un individu, de sa naissance à son dernier soupir :

Note : petite note optimiste tout de même, si vous lisez cet article jusqu’à la fin, c’est que le sujet vous préoccupe un minimum, et c’est la preuve que la prise de conscience se fait doucement, en particulier au niveau des jeunes générations. Cet article peut paraître choquant mais c’est pourtant la réalité de la situation, ni plus, ni moins, à chacun de prendre ses dispositions.

 

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4 Commentaires pour "Nos Retraites – les vérités qui dérangent !"

  1. bravo pour cet article qui fait bien la synthèse de notre système français obsolète en la matière.
    Effectivement la seule chose à faire, et ce, le plus rapidement pmossible: se faire sa retraite soi même, et ne pas compter sur les autres !!!

    VA:F [1.9.22_1171]
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  2. Bonjour,
    Je ne trouve pas du tout ton article choquant (je précise j’ai 29 ans donc « jeune »)
    Il synthétise très bien la situation et a le mérite d’avoir les yeux en face des trous

    Ce que je trouve un peu triste dans cette situation, c’est qu’un jeune couple, pour s’en sortir, préparer son avenir, sa retraite etc peut être amené à choisir de ne pas faire d’enfants « car pas les moyens sur le long terme » : c’est donc le serpent qui se mord la queue car la démographie pourrait donc aller de pire en pire
    Un chiffre rassurant néanmoins, le taux de natalité reste relativement correct en France comparé à nos voisins, mais est-ce que cela va durer ? comment un couple d’actifs peut à la fois « financer ses ainés » et faire des enfants ?

    Par ailleurs j’ai constaté dans mon entourage que les jeunes (<35 ans) se sont fait une raison et cherchent des solutions pour préparer eux-mêmes leur retraite alors que la génération précédente (40-60 ans) ne se pose pas trop la question et semble être dans un schéma "je crois les doigts" (mais anxieux !)
    Je ne sais pas si c'est généralisé

    Par contre je n'ai pas bien compris le dernier graphique : je ne suis peut-être pas le seul, pourrais-tu détailler un peu ? Merci

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  3. au moins toi tu bosses tes articles.

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  4. Très bon article qui fait la synthèse et expose les faits sans détour.

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